Lancement de la campagne «Manifester sans peur»

 

Manifester sans peur appelle à relancer le débat public sur la question des armes dites « intermédiaires » ou « à létalité réduite » utilisées par la police lors de manifestations.

Un reportage récent de l’émission Enquête de Radio-Canada «a mis en lumière des comportements policiers analogues lors de deux autres événements» souligne le collectif dans un communiqué. Dans le cadre des manifestations entourant le Sommet des Amériques en 2001, Mathieu Harvey a été blessé gravement par un projectile de plastique tiré par la GRC. L’équipe d’Enquête révèle également «qu’une dizaine de balles de plastiques [ont été] tirées par un agent de la Sûreté du Québec sans autorisation préalable lors de la manifestation du 4 mai 2012 à Victoriaville».

Le lancement du collectif fait également suite au jugement Grenier où le juge y souligne «que tous les policiers dans cette affaire ont nié ou minimisé le risque de blessures graves et de mort associé à l’utilisation des RBBG, pourtant indiqué dans la fiche technique du fabricant.» L’un d’entre eux est Philippe Pichet, actuellement chef du SPVM et responsable de l’opération du 7 mars 2012 où Francis Grenier a été gravement blessé.

Les balles de plastique tuent une victime sur 37 selon une publiée récemment dans la revue médicale britannique BMJ Open.

Devant la menace que ces armes posent à la sécurité et la vie des manifestant-e-s, le collectif Manifester sans peur demande «l’interdiction de l’utilisation des armes intermédiaires d’impact à projectiles (balles de plastique) et des armes explosives lors de manifestations».

Le collectif a lancé un site web https://manifestersanspeur.org

 

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